Le filtrage des bénévoles et des salariés travaillant auprès des personnes vulnérables
Les origines
Au début des années '90, des organismes bénévoles et communautaires, principalement de l'Ontario, entreprenaient des démarches auprès du bureau du Solliciteur général du Canada afin que leur soit accordé le droit de recourir à des mesures de sélection plus sévères du personnel rémunéré et bénévole.
Parmi ces mesures figurait la vérification des dossiers judiciaires. Ces pressions survenaient à la suite d'une série d'événements ayant fait les manchettes des grands quotidiens et qui mettaient en cause des personnes occupant un poste de confiance auprès de personnes vulnérables.
À compter de 1996, une campagne d'éducation sur le filtrage sera entreprise à travers le pays. Elle sera coordonnée par l'association Bénévoles Canada et réalisée en partenariat avec le Solliciteur général du Canada, Justice Canada et Santé Canada.
Au Québec : un comité d'action sur le filtrage
Au Québec, la Fédération des centres d'action bénévole du Québec se voit confier le mandat de la formation et de la distribution du matériel documentaire. Pour ce faire, la FCABQ coordonne le travail du Comité d'action provincial sur le filtrage des ressources bénévoles et rémunérées. Son mandat est de favoriser l'accès à des ressources humaines, matérielles et financières dans la mise en place de stratégies adaptées aux différents secteurs d'activité et ce, à l'échelle du Québec.
Ce comité est composé de regroupements d'organismes intéressés au développement de la prévention contre les abus envers les personnes vulnérables par le filtrage et la supervision des ressources bénévoles et rémunérées. La formation sur le filtrage est assurée par des personnes-ressource accréditées par l'organisation.

